C’est par ces quatre verbes d’action que je souhaite m’adresser à vous tous, bénévoles réguliers ou ponctuels, salariés, donateurs de notre merveilleuse Association.
Cette campagne qui vient de se terminer, nous a conduit à adopter régulièrement, et parfois en même temps, l’une de ces quatre attitudes dans notre engagement au quotidien.
Nous pourrions également parler de notre engagement ainsi. Si nous ne pouvons pas changer le monde seul, alors apportons notre soutien. Si nous ne pouvons pas donner beaucoup, alors donnons ce que nous pouvons. Si nous ne pouvons rien donner, alors venons bénévolement.
Mais quoi que nous fassions, nous contribuons à faire avancer la solidarité et à redonner espoir à ceux qui en ont le plus besoin.
Les Restos du Cœur incarnent cette volonté de ne jamais baisser les bras. Chaque jour, des milliers de bénévoles s’engagent pour que personne ne soit laissé de côté. Ils distribuent des repas, mais offrent aussi un accueil chaleureux, un soutien moral et des accompagnements pour aider les personnes à retrouver leur indépendance. Nos trois chantiers d’insertion et notre parc de 72 logements y contribuent également. C’est un combat quotidien contre la précarité qui demande la participation de tous. C’est toute une chaîne de solidarité qui se met en place, de nos entrepôts jusqu’à nos 25 centres d’activité, pour permettre à chacun de retrouver sa place.
Chaque geste compte pour faire perdurer cet effort collectif et transformer le désespoir en un avenir possible.
Les Restos du Cœur font face à une réalité accablante : 77% des familles accueillies vivent avec deux fois moins de ressources que le seuil de pauvreté, et plus de 30% d’entre elles déclarent n’avoir aucune ressource pour vivre. Durant la campagne 2025/2026, plus de 183 millions de repas ont été distribués à plus d’un million de personnes. En Côte d’Or, plus de 1 441 000 repas ont été distribués à plus de 19 000 personnes.
La précarité touche désormais des publics très variés. Près de la moitié des personnes accueillies aux Restos du Cœur ont moins de 25 ans, démontrant à quel point les jeunes sont fragilisés. Nous accueillons plus de 500 étudiants sur deux centres dijonnais. Dans le même temps, nous constatons une augmentation du nombre de retraités et de travailleurs pauvres qui ont besoin d’aide pour boucler leurs fins de mois.
C’est toute la société qui est interpellée par cette urgence sociale.
Si nous reprenons les quatre verbes mentionnés au début de cet édito, alors la phrase de Martin Luther King prend tout son sens :
« Si tu ne peux pas voler, alors cours.
Si tu ne peux pas courir, alors marche.
Si tu ne peux pas marcher, alors rampe.
Mais quoi que tu fasses, tu dois continuer d’avancer »
MERCI A TOUS, BENEVOLES ET SALARIES, POUR VOTRE ENGAGEMENT AU QUOTIDIEN, ET MERCI A TOUS NOS GENEREUX DONATEURS
André-Paul POUSSARDIN
Président Restos du Cœur AD 21
